xoves, 8 de outubro de 2015

Unha noite o espírito do viño bailaba na botella...



Tiziano, Bacanal dos adrianos (1523-1526).

. […] Efectivamente, moitas brebaxes máis ou menos rituais son tiradas dunha planta: o soma  dos actuáis hindús, xurdido do Sacostema viminale; o occtli mexicano e peruano; o peyotl en América do Norte e, finalmente, o viño. Nesta simbiose simbólica do brebaxe, a copa e a árbore, posuímos un interesante exemplo de captación dunha significación en proveito dun simbolismo diferente: por intermedio do brebaxe sagrado, o arquetipo da copa chegará ás mitoloxías arborícolas. O brebaxe intégrase así na mitoloxía dramática e cíclica do vexetal. Bachelard –filósofo da Champaña- sinala ese papel microcósmico e zodiacal do viño, que “no máis profundo das adegas volve a inicia-la marcha do Sol nas casas do ceo”. O simbolismo alimenticio está claramente contaminado polas imaxes cósmicas e cíclicas de orixe agraria; o viño “florece” igual que a viña, é un ser vivo cuio responsable e guardián é o viñateiro. Porén, o que aquí nos interesa, sobre todo, é que o brebaxe sagrado é secreto, está oculto, ao mesmo tempo que é auga de xuventude. E o viño se vencella a esa constelación na tradición semítica de Gilgamesh ou de Noé. A deusa mai era alcumada “a mai cepa de viña”; e a deusa Sidhuri, “a muller do viño”, identifícase con Calipso da Odisea, deusa que habita unha illa no centro, no embigo do mar. O viño é símbolo da vida oculta, da xuventude triunfante e segreda. Por iso, e pola súa cor vermella, é unha rehabilitación tecnolóxica do sangue. O sangue recreado polo lagar é o signo dunha inmensa victoria sobre a fuga anémica do tempo. O whiskey gaélico, o maie-i-shebah persa, o geshtin sumerio, todos eses símbolos son chamados “augardente”, “bebida da xuventude”, “árbore de vida”. O arquetipo da bebida sagrada e o viño entre os místicos, acada o isomorfismo con valorizacións sexuais e maternas do leite. Leite natural e viño artificial confúndense no goce xuvenil dos místicos.
                De aquí proveñen o papel sacramental do consumo dos “viños”, non só entre os semitas, os cristiáns e sobre todo os mandeos, senón tamén entre os indios de América do Sur e os xermanos. Dumézil insistiu no importante papel representado entre eles polo banquete ritual, a libación e a embriaguez colectiva. Este papel das bebidas fermentadas é moi comparable ao do soma indoiraní e as bebidas rituais alcoholizadas de África e América. A virtude destas libacións é crear unha ligazón mística entre os participantes e, á vez, transforma-la condición sombriza do home. A misión do brebaxe embriagador é deroga-la condición cotiá da existencia e permiti-la reintegración orxiástica e mística. E, como comproba moi atinadamente Dumézil, moi frecuentemente a festa ten lugar en inverno, “tempo da vida estreita”, e deste xeito denota unha preocupación de involución, de énstase, bastante achegados aos ritos taoístas de acumulación vital. Por último, nestes costumes xermánicos da libación atopamos outro elemento isomorfo: o cerveceiro soberano é Aegir, o deus da auga, o gran disolvente marítimo. Hymir, o que garda o caldeiro divino, non é máis que un xenio do mar. (Inspirador texto tirado de Gilbert Durand, Les structures anthropologyques de l’Imaginaire, 297-299, Dunod, Paris, 1992).

xoves, 16 de abril de 2015

16 de Abril

Ai, mes de abril. Cando a forza da vida estoupa, aínda é máis inconsolable a perda.

¡Silencio! Que fale o mestre.

 
 Antonio Machado:

Son de abril las aguas mil.
Sopla el viento achubascado,
y entre nublado y nublado
hay trozos de cielo añil.
Agua y sol. El iris brilla.
En una nube lejana,
zigzaguea
una centella amarilla.
La lluvia da en la ventana
y el cristal repiqueteo.
A través de la neblina
que forma la lluvia fina,
se divisa un prado verde,
y un encinar se esfumina,
y una sierra gris se pierde.
Los hilos del aguacero
sesgan las nacientes frondas,
y agitan las turbias ondas
en el remanso del Duero.
Lloviendo está en los habares
y en las pardas sementeras;
hay sol en los encinares,
charcos por las carreteras.
Lluvia y sol. Ya se oscurece
el campo, ya se ilumina;
allí un cerro desparece,
allá surge una colina.
Ya son claros, ya sombríos
los dispersos caseríos,
los lejanos torreones.
Hacia la sierra plomiza
van rodando en pelotones
nubes de guata y ceniza.

 

Carlos Cano: "Luna de Abril"


venres, 26 de decembro de 2014

Un coup d'oeil sur "Une pièce montée" de Blandine Le Callet. (ATTENTION: Avec "SPOILERS").


  




                                           
 
         C’est un roman facile à lire et je recommanderai parce que je l’ai trouvé raisonnablement distrayant. Partant d’une cérémonie de mariage, Blandine le Callet construit un roman chorale, dont il n’y a pas de personnages principaux, mais plusieurs voix narratives qui, comme un système d’épisodes, conforment un collage sur la société bourgeoise en France. L’auteure écrit le livre partant d’un ton pessimiste qui dévoile au long du roman une société cruelle et injuste, mettant au lecteur dans une atmosphère sombre et maussade qui contraste encore plus avec le leitmotif principal du mariage.
Il semble que chaque chapitre du livre se rapporte avec une heure. Il y a neuf chapitres, chacun avec un nom. Chaque étape mariage est exprimé du point de vue dun personnage, et concorde synchroniquement avec le développement de tout le rituel nuptial: arrivée, cérémonie religieuse, photos, apéritif, le banquet, la fête, le balle...
 L’aube est représentée par le premier personnage, Pauline. Elle est une petite fille, nièce de Bérengère, la fiancée. Pauline commence son récit sortant de la voiture de ses parents et à travers de ses mots le lecteur peut obtenir une vision panoramique de la famille et ses tabous: la classe sociale, les différences (la fille avec le syndrome Down), les préjugés dans les couples... en plus, on contraste la perspective naïve d’une enfant avec le monde des adults beaucoup plus compliqué, voire absoudre.
 Au long du livre les personnages apportent leurs soucis: Bertrand, Madeleine, Hélène, Marie, Jean-Philippe, Vincent, Damien... Notamment affreux et obscur est l’épisode du curé Bertrand, qui croit que le diable est près de lui. Sa lutte contre la folie est vraiment troublante.
 Le dernier récit, la nuit, est pour la grand-maman de Bérengère, Maddy. La dame avoue son contumace, depuis sa jeunesse jusqu’au moment, proche à la mort, qu’elle trouve convenable pour confier son grand secret à sa petite-fille. Maddy est une réference pour la reste des femmes, mais Bérengère et les lecteurs descouvrent son autenthique personnalité au dernier chapitre. Le discours de Maddy fait preuve de l’hipocresie de la famille.
Le symbollisme de la fin de la fête se mélange avec la nuit et le moment du repos et relié avec la sensation du personnage de Bérengère de l’inminence de la mort de sa mamie finnisse pour établir une atmosphère crepusculaire et même agonisante.
 Au but du livre, on arrive à la conclusion que les apparences trompent: malgré ses silences et ses désacords Hélène et son mari encore s’aiment, les belle-soeurs trouvent l’amour, la blonde ne trompe plus son mari, la grand-maman a un frappant secret de famille qui sera un des grands souvenirs du jour pour Bérengère. Mais à la fin, l’amour triomphe sur l’obscurité et le malheur, soit dans la clandestinité soit ouvertement.
 Le personnage le plus craquant? Je trouve que sont les femmes, elles qui s’éloignent des conventions sociales superficielles : la petite fille est compatissante, les belles-soeurs sont lesbiennes, la mamie est livre et rebelle, la blonde est fidèle... Par contre, les personnages masculins restent un peu estompés et, en général, ils font preuve d’une attitude passive: le fiancé reste presque immobilisé, pendant les préparatifs de son mariage, le mari qui aime sa femme, or qui ne confie pas à sa fidélité, il y a un autre homme impitoyable qui aime jouer avec les femmes moches, même le grand amour de la mamie n’existe plus, il est mort il y a beaucoup de temps...
En fin, ils ont tout de même une aura certement sombre.
  On doit remarquer comme curiosité, que le roman garde la régle aristotélicienne des trois unités, (d’action, de temps et de lieu) « selon lesquelles une pièce de théâtre doit comporter une seule action principale (unité d'action), se déroulant dans un même lieu (unité de lieu), et dans l'espace d'un seul jour (unité de temps): ''Qu'en un lieu, qu'en un jour, un seul fait accompli / Tienne jusqu'à la fin le théâtre rempli'' »[1]
 On pourrait penser que l’auteur envisageait d’écrire sa pièce pour la représenter, peut-être, au cinéma. Il y a aussi un film titulé “Une pièce montée”, mais je ne l'ai pas pu visionner. J’ai cherché information sur l’écrivain pour savoir si ça était une coincidence et je peux vous dire que cette unité est intencioné, parce qu’elle est spécialiste en littérature et philosophie hellénistiques et romaines. Il est aussi intéressant son champ d’investigation qui se déroule sur la notion de monstruosité dans l’Antiquité. Pour elle « La notion de monstruosité est reservée - avec une "recupération" des termes du prodige traditionnel - aux anormaux non-viables, aux etres fantastiques et, par metaphore, aux creatures etranges. Aussi la notion de monstruosité se relie avec créatures portées par la passion depourvue de raison et aussi lesquelles qui sont dehors la société. Peut être il y a quelques monstres, dans le roman. Ça reste à votre avis.



[1] http://www.ac-grenoble.fr/disciplines/lettres/podcast/logotype/glossaire/Regle%20des%20trois%20unites.htm

xoves, 20 de novembro de 2014

Algunhas razóns polas que non podo respectar aos dereitóns.

A diferencia do que pasa noutras latitudes, esta camada de neocons ibéricos que nos gobernan son dados a proclamar as marabillas da xestión privada, non obstante son case todos eles ALTOS FUNCIONARIOS DO ESTADO e nunca, o que se di, nunca, fundaron unha empresa próspera. A ver, ¿alguén me pode dar conta dalgunha?

Por certo, só privatizan o que se pode rentabilizar. Olla, olla cómo acoden prestos a socializa-las perdas das autopistas, das petrolífieras, dos bancos, e, se escae, do canal de Panamá.

Dilapidan cartos públicos en obras faraónicas que, por non achegar, non achegan nin a beleza das de outrora. Se cadra porque, visto o visto, unha gran partida deses cartos puidera ir engraxar segredamente outros petos, ou remata ben gardadiño en contas alpinas pouco correntes, presuntamente. Para eles o patrimonio público é deles, e non contemplan en ningún momento ter que dar explicacións de qué fan coas súas cousas.

Amosan un desprezo absoluto pola clase traballadora, pola xustiza e, no fondo, por aquel concepto con que se lles enche o fuciño nos seus discursos, España. Con todo, eles dicen profesa-la relixión católica, rama euroccidental do cristianismo, da que realmente só lles interesan aspectos litúrxicos (como misas, peinetas e estatuas) e desbotan absolutamente todos e cada un dos preceptos éticos da mesma.

Hai moitas máis razóns, pero case se resumen nestas.

martes, 27 de maio de 2014

O circo de Europa 2014.

Semella que algo está a mudar no arco político europeo. En Francia a ameaza da extrema dereita, ao fin, materializouse. Aínda que os máis votados aquí -que non tildamos de extremos- non sei eu se serán aínda piores: ¡a Marine LePen semelláballe retrógrada a lei do aborto do PP! O destes lares de acolá aínda é máis esperpéntico. A estas alturas coido que é hixiénico mirar o circo desde unha certa distancia.
 
Unha reflexión: ¿Será posible que nalgunhas mesas faltara a papeleta de "Os Pobos Deciden"?
http://www.sermosgaliza.com/articulo/politica/denuncias-todo-estado-pola-ausencia-papeletas-pobos-deciden/20140525145314027667.html


martes, 20 de maio de 2014

Cántiga de xeo e lume. Game of Thrones.

Estou impaciente por saber qué será de Tyrion Lannister. Son fan del, é o único Lannister que paga a pena. Tyrion é un dos (varios) frikis que hai en Xogo de Tronos que espertan as miñas simpatías. A súa estatura intelectual sobrepasa en moito á maioría que o rodea en Desembarque do Rei e en versión orixinal ten unha voz moi suxerente. Ademais ten un gran corazón. Empezaba ver con bos ollos a Jamie Lannister, pero é un personaxe con demasiados claroscuros, todo e que aos poucos vaise desvelando que o seu carácter é moito menos cruel que o resto da súa familia e cada vez se atopa máis unido ao seu irmán Tyrion.
Mais en Xogo de Tronos ninguén ten a cabeza segura -ai, meu Ned Stark-. A serie presenta unha loita que parece amoral, pero que non o é. Aínda que morren xustos (a voda vermella foi impresionante e terrible), non se nos escapa que nos Sete Reinos estase a librar a eterna loita entre o ben e o mal e que, con matices, nesta liza interveñen moitos elementos. Mesmo uns terroríficos camiñantes brancos que se parecen moito aos zombies de toda a vida.

A que parece que podería conquistar o Trono de Ferro por feitos e por dereito, Daenerys Targaryen, sáenlle demasiado ben as cousas para estar onde está e os dragóns, ao medraren, presentan iniciativas propias cada vez máis acusadas. En todo caso, a Khaleesi soe aparecer en escenarios moi abertos, moi iluminada, moi celeste; por isto encarnaría unha raíña claramente solar e sería a ficha azul-branca. En canto a Stannis, evidentemente ficha vermella-negra, non lle vexo moito futuro, xa que no fondo está usando forzas que el mesmo non controla e, o peor, matou ao seu irmán, algo censurable aquí e en Lima. Os Stark parecen branco-gris ou branco-negro; son moi rectos e honestos, pero tamén son guerreiros feros e sobrios. Son os preferidos da audiencia, xa que o comezo da historia parte da inxustiza exercida polos Lannister (e por qué non, os Baratheon) sobre esta familia que non fixera outra cousa que serlle fidel ao rei. Os nenos Stark auspícianse como auténticas sorpresas na serie: Arya vai ser unha excelente guerreira escura e romperá cos vellos tópicos; o papel de Bran coido que será decisivo para os Sete Reinos; John Neve sairá da Guardia da Noite digo eu, por mor dalgunha muller que non será Ygritte; Sansa, pobriña era pura e vai camiño de ser unha gran intrigante ou cortesá sobresaínte; e de Rickon Stark non se sabe nada, así que nalgún capítulo haberá sorpresa. Os Lannister son da cor do ouro coa que gañan as guerras, pero este ouro non é solar, é un ouro soterrado, que, como o fondo do seu escudo, repousa sobre un mar de sangue.

O mesmo poderiamos facer cos candidatos ás eleccións europeas. Tamén se libra aí outro xogo de troniños, a ver quen acada cadeira nun Parlamento Europeo decadente, que desgoberna unha Europa que se vai facendo progresivamente máis pobre. Aínda que os gobernos sigan vendo o espellismo da Europa de outrora, centro da civilización e faro do humanismo, hoxe exemplo da peor cara do capitalismo máis cru. Nas antípodas do noso (des)goberno puidemos albiscar na entrevista a outro "friki" respecto dos outros xefes de estado, José Mujica, este domingo pasado, no programa de Jordi Évole, Salvados. Europa terá que aprender moito da América Latina.

 Intro de Simpsons, inspirada en Xogo de Tronos.


mércores, 16 de abril de 2014

A illa da lagoa de Innisfree.

Cada día soño coa illa da lagoa de Innisfree... ou se cadra é a lagoa de Fonmiñá, alí onde abrolla o Pai Miño. Hai quen di que as fontes do río non son tal, senón que están no Pedregal de Irimia. Tanto ten. Cada noite soño coa illa da lagoa de Innisfree.


A illa da lagoa de Innisfree. W. B. Yeats.

Heime erguer e botar a andar, e irei cara Innisfree,
construirei alí unha casoupa, feita en barro e silveiras;
nove regos de fréxales hei ter, unha cortiza para o mel,
e vivirei senlleiro ao arrolo do seu fungar.

E alí atoparei algo de paz, a paz que da quietude vai pingando,
esvarando desde as sedas do abrente ata onde os grilos cantan;
alí a noite pecha é toda diáfana, o mediodía un esplendor purpúreo
e a bocanoite chea de ás de liñaceiros.

Heime erguer e botar a andar, noite e día,
sinto a auga da lagoa chapicar mainiño contra a ribeira;
namentres eu fico en pé na estrada, ou no asfalto gris,
síntoa na cerna profunda da alma.

(Tradución de María Carreira)


 The Lake Isle of Innisfree read by Yeats.


 Lagoa de Fonmiñá. (Fotografía tirada de www.galiciaunica.es)




Pedregal de Irimia. (Fotografía tirada de www.culturagalega.org)

luns, 31 de marzo de 2014

Un día perfecto. Lou Reed.




Un día perfecto;
Bebendo sangría no parque.
E despois, co luscofusco,
Voltamos a casa.

Un día perfecto;
Alimentamos animais do zoo
Despois imos tamén ao cine
E voltamos a casa.

Oh, é un día tan perfecto,
Estou feliz de pasalo contigo
Oh, é un día tan perfecto,
Fas que me sinta ben
Fas que me sinta ben.

Simplemente un día perfecto;
Esquencémolos nosos problemas
Domingueiros de nós mesmos
É tan divertido.

Simplemente un día perfecto;
Fas que me esqueza de min
Coidei que eu era alguén diferente
Alguén bo.

Oh, é un día tan perfecto
Estou feliz de pasalo contigo
Oh, é un día tan perfecto
Fas que me sinta ben.

Recollerás o que sementaches.
Recollerás o que sementaches. 
Recollerás o que sementaches.
Recollerás o que sementaches. 

Tradución: María Carreira.

xoves, 27 de marzo de 2014

Siempre que sueño las playas... Elisabet Gimeno.

Xa ule a verán. E para soñar un pouco o mar andaluz de Marinero en tierra, paga a pena deixarse levar na nave de Elisabet... que dentro de moi  pouquiño saca un novo disco. ¡Bravo, artista!

http://www.elisabetgimeno.com/